En quelques mots

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La spontanéité d'une polyglotte hyperactive.

mercredi 7 août 2013

Parce qu'il continue de planner sur le web

Le souvenir qu'il existait... quelque part au fond de ma mémoire et des souvenirs moscovites. Alors que je me dis qu'un blogue professionnel serait une bonne idée à considérer. Mais qu'est-ce qui se trouve encore sur mhratel.blogspot d'ailleurs? Des heures de souvenirs qui défilent.

L'écriture spontanée m'avait manqué alors que je tentais de l'ignorer prise dans mon chaos académique. Faites que la maîtrise ne détruise pas ma créativité s'il-vous-plaît! Alors voilà que je réécris deux-trois phrases, quelques semaines à la veille de déposer mon essai final. Une autre millième tentative de procrastination parce qu'intellectuellement je me sens bloquée après les coups de 21h sonnés.

Waterloo. Juste écrire le nom me fait décrocher un sourire. Waterloo-lilou, ON pour les intimes. Endroit où je devais passer 52 semaines de ma vie, endroit auquel j'ai rêvé pendant des mois avant d'être officiellement admise à la maîtrise, endroit où finalement, dû aux parfois surprenants cadeaux de la vie, je ne serai restée qu'un maximum de 20 semaines entre une session à Berlin et une offre d'emploi qui s'est présentée sur un plateau d'argent.

Et pourtant... c'est sans aucun doute le morceau de vie le plus exigeant intellectuellement qui y est resté. À partager la vie, l'apprentissage, la "Global Governance" (aussi humble que ce domaine académique peut être!), 16 étudiants inspirants, bourrés de talent et tellement différents les uns des autres s'y sont retrouvés. 

En quittant pour une dernière fois cette fin de semaine, en disant ces petits aurevoirs à droite et à gauche alors qu'un autre chapitre se terminait, j'ai eu une boule au coeur. Autant que j'étais prête à tomber sur le marché du travail, autant que j'aurais souhaité voir cette année s'étendre encore un peu. Donc je ne retourne pas à l'uni en septembre? J'ai sûrement ignoré un chapitre de l'histoire, c'est irréaliste tout ça. 

Est-ce qu'on conserve cette flamme intérieure une fois enraciné dans une routine? Cette fameuse flamme qui nous fait vivre, qui nous force à repousser nos limites quotidiennement et à se faire confiance les yeux fermés malgré les perpétuelles crises existentielles. Cette flamme qui nous crie que tout est possible, qu'il faut continuer de viser haut parce qu'on a le potentiel de réaliser ces objectifs de carrière ambitieux. Reste avec moi encore un peu.

vendredi 30 décembre 2011

MH et ses poissons

La tête dans les poissons (c’est littéralement le cas de le dire) j’embarque dans l’avion pour un vol d’une quinzaine d’heures. Une affiche HSBC attire mon attention sur la passerelle : «80% de la vie sur Terre vit dans les océans.» quelque chose comme ça. Bon parfait! C’est justement sur quoi je débattrai dès le 10 janvier!

Un Argentin sympathique qui vit au Québec depuis 20 ans s’assoit à mes côtés. Les grandes discussions débutent, le vol décolle, je bouge de tout bord tout côté dans mon petit espace restreint où je dois m’efforcer d’être calme dans le but de respecter mes voisins (la joie d’être au milieu!). «Désolée monsieur, je suis un peu hyperactive.» «En effet, j’avais cru remarquer!» s’exclame-t-il dans un fou rire.

Je suis arrivée depuis moins de 24h à Buenos Aires et ça y est je suis amoureuse!

mercredi 21 décembre 2011

Une semaine



Québec. Le calme avant la tempête. Alors que les flocons tombent, que tous se réfugient dans les centre-commerciaux, que les touristes n’ont pas encore envahi le centre-ville. Je profite de toi pour quelques jours encore.

Encore une fois, j’ai mon party dans la tête… Mais, pardonnez le 4h du mat québécois, moment où les soirées se finissent tristement trop tôt. La musique se poursuit donc sans fin dans mes oreilles. On va courir? Je suis hyperactive et bon, ne dormirai pas pour quelques heures encore…

Alors, bref, (merci les marqueurs de relation), on en est où après X mois d’absence sur ce blog?

Euh bien bonjour, je pars 3 semaines en Argentine, petit rêve de vivre l’aventure latino-américaine, qui se repousse et repousse, et finalement se concrétise sans qu’on ne l’aille demander une seule seconde. Contexte : Simulation des Nations Unies, organisée par Harvard. Concrètement on s`en fout, spécifiquement, je suis de la délégation de l’Université Laval et je représenterai l’Indonésie dans le comité de l’environnement.

On résume le tout simplement? Nerveuse, hors de ma zone de confort du côté linguistique. L’année dernière je voyageais en Russie sans problème spécifique de ce côté. C’est triste à dire, mais mon espagnol se situe après le russe, après l’allemand, quelque part entre l’inexistence et les bases acquises au secondaire. Bon, je vais bien baragouiner quelque chose une fois sur place?!

Les billets sont achetés, 28 décembre direction Buenos Aires. Peu importe la situation, on ne s’en aperçoit qu’une fois sur place.

Joyeuses fêtes!

mardi 11 octobre 2011

Un léger coup de vent


On m'a déjà dit un jour que j'avais une vie à vivre, à partir de ce moment il a été hors de question que j'en perde un seul millième de seconde.

Quelque part tentant de défier cette loi non-écrite, je me noie dans les langues, russe, allemand, et espagnol se confondant régulièrement dans ma tête, pour tenter de mettre en application la phrase d'un célèbre philosophe anonyme :

"Parler plusieurs langues, c'est vivre plusieurs vies."

L'immersion linguistique est loin, l'immersion linguistique me manque.

Et ici au Québec, un été indien coloré.

vendredi 3 juin 2011

The crazy Canadians

Le surnom des "Crazy canadians" nous suit partout où nous allons. Avec nos minuscules sacs a dos qui font environ le tiers de la taille normale, nos bâtons de bois trouvés dans le fin fond de la forêt, notre histoire folle de première journée à raconter encore et encore à chaque rencontre, et notre énergie, nous nous sommes vite créés une belle réputation de polyglottes folles et fonceuses sur le chemin! 5 langues se mêlent dans mon cerveau à présent. L'espagnol a apparu, et j'ai la chance de pratiquer mon allemand tous les jours!

Les jours se suivent avec une routine semblable, mais sont tellement tous différents les uns des autres avec de nouvelles rencontres et de beaux échanges à tous les jours.

Nous avons baisse notre moyenne de kilomètres par jour a 25-30, ce qui est normal et bien acceptable pour notre corps et nos petits pieds! On passe toute la matinée et le début d'après-midi à marcher. Ensuite arrivée à l'auberge dans le but de se poser un peu. Pourtant, le lavage, la petite bière, la sieste parfois, je perds complètement la notion du temps. Puis vient le souper, le vin rouge qui coule à flot, des discussions enflammées pellerins puis le couvre-feu à 22h (respecté environ 50% du temps pour être honnête!) 6h le réveil et Maylina qui me secoue gentiment. Le corps s'habitue plus rapidement que ce qu'on pourrait s'imaginer à se lever tôt tous les jours!

J'ai eu l'impression de vivre dans une bulle intouchable quelques jours, alors que nous suivions toujours les mêmes gens avec qui nous tissions de belles amitiés. Pourtant nous n'avons aucun contrôle sur le rythme de marche de tous et chacun et naturellement nous passons notre temps à se séparer et à se retrouver quelque 50 kilomètres plus loin.

4 jours de marche encore... un peu plus que 90 km. Et je vous reviens le plus vite possible sur nos petites anecdotes!

mercredi 25 mai 2011

Un peu trop aventureuses

"Ce chemin me décourage VRAIMENT!"
Cette phrase de Maylina est étampée dans ma mémoire à jamais. Je n'ai pas trop compris notre randonnée folle d'hier. Journée de beaucoup trop de kilomètres sans fin. Reste que c'était à notre image : intense, spontané, désorganisé!

Avec miss Calabrino et miss Ratel jamais rien n'est simple. La vie est une question d'intensité. Il était donc tout à fait normal pour nous d'effectuer le chemin du Nord dans notre pellerinage vers St-Jacques de Compostelle plutôt que le chemin le plus populaire (soit le Camino francés).

Bref, resultat apres une journee de marche de 50 km, 11h en montagne, (le double de ce qu'on prevoyait!), des centaines de vaches et des chiens menacants et aucune auberge pour pellerins en vue, nous avons pris le premier bus ce matin pour rejoindre ce fameux Camino francés.

Il y a des limites a etre aventureuses en pleine nature, en pleine montagne, sans aucune carte pour nous guider, et avec pleins de signes qui nous dirigent completement dans la direction opposee. Ca l'aura ete une bonne lecon pour nos deux personnalites spontanees!

Sur ce, nous entamons demain matin ce nouveau chemin. Nous prevoyons en moyenne 20 a 30 km par jour, donc nous devrions rejoindre Santiago de Compostella d'ici environ 11 jours.

J'adore cette ambiance saine, en pleine nature. C'est maintenant le moment de nous ressourcer!

mardi 17 mai 2011

Point final

Je quitte ma chambre, RGGU, Moscou dans une heure. 58 minutes en fait pour être exacte... 57 si je continue à vous parler de minutes... Et ça défile ainsi et me donne le vertige plus que jamais.

J'ai couru toute la journée (un peu pour faire changement!), j'ai couru jusqu'à maintenant et je cours encore, voulant dire aurevoir à tous, acheter les derniers trucs que je me suis toujours dit avoir le temps plus tard en 8 mois, écrire à toutes ces personnes qui ont touché mon coeur plus profondément que tout ce que j'aurais pu imaginé. (Ouf que c'est quétaine tout ça... mais tellement sincère!)

Tout le monde est là ce soir... on a soupé, on boit du vin pas très bon qu'on transforme en sangria pour oublier le goût, on sourit, on rit, tout comme hier et demain... Mais non en fait parce que demain je suis en Espagne. Et ça ça donne le vertige. Je vais être en choc de dépaysement dans quelques heures... de dépaysement de "où est ma chambre? où est ma coloc avec son sourire matinal? où est la cuisine si miniscule et si sale que j'AAAADOORE." 8 mois c'est assez pour se créer une vie et une routine, mais qui malheureusement doit casser d'un coup.

Je ne suis pas triste. Seulement émotive :)

Voilà, je voulais vous écrire une dernière fois de Moscou, sur le vif. Merci pour votre fidélité au cours de ces 8 mois d'intensité!

Cet environnement russophone va me manquer plus que tout ce que je peux imaginer.

Et maintenant, direction l'Espagne pour un mois!

À bientôt!