En quelques mots

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La spontanéité d'une polyglotte hyperactive.

vendredi 30 décembre 2011

MH et ses poissons

La tête dans les poissons (c’est littéralement le cas de le dire) j’embarque dans l’avion pour un vol d’une quinzaine d’heures. Une affiche HSBC attire mon attention sur la passerelle : «80% de la vie sur Terre vit dans les océans.» quelque chose comme ça. Bon parfait! C’est justement sur quoi je débattrai dès le 10 janvier!

Un Argentin sympathique qui vit au Québec depuis 20 ans s’assoit à mes côtés. Les grandes discussions débutent, le vol décolle, je bouge de tout bord tout côté dans mon petit espace restreint où je dois m’efforcer d’être calme dans le but de respecter mes voisins (la joie d’être au milieu!). «Désolée monsieur, je suis un peu hyperactive.» «En effet, j’avais cru remarquer!» s’exclame-t-il dans un fou rire.

Je suis arrivée depuis moins de 24h à Buenos Aires et ça y est je suis amoureuse!

mercredi 21 décembre 2011

Une semaine



Québec. Le calme avant la tempête. Alors que les flocons tombent, que tous se réfugient dans les centre-commerciaux, que les touristes n’ont pas encore envahi le centre-ville. Je profite de toi pour quelques jours encore.

Encore une fois, j’ai mon party dans la tête… Mais, pardonnez le 4h du mat québécois, moment où les soirées se finissent tristement trop tôt. La musique se poursuit donc sans fin dans mes oreilles. On va courir? Je suis hyperactive et bon, ne dormirai pas pour quelques heures encore…

Alors, bref, (merci les marqueurs de relation), on en est où après X mois d’absence sur ce blog?

Euh bien bonjour, je pars 3 semaines en Argentine, petit rêve de vivre l’aventure latino-américaine, qui se repousse et repousse, et finalement se concrétise sans qu’on ne l’aille demander une seule seconde. Contexte : Simulation des Nations Unies, organisée par Harvard. Concrètement on s`en fout, spécifiquement, je suis de la délégation de l’Université Laval et je représenterai l’Indonésie dans le comité de l’environnement.

On résume le tout simplement? Nerveuse, hors de ma zone de confort du côté linguistique. L’année dernière je voyageais en Russie sans problème spécifique de ce côté. C’est triste à dire, mais mon espagnol se situe après le russe, après l’allemand, quelque part entre l’inexistence et les bases acquises au secondaire. Bon, je vais bien baragouiner quelque chose une fois sur place?!

Les billets sont achetés, 28 décembre direction Buenos Aires. Peu importe la situation, on ne s’en aperçoit qu’une fois sur place.

Joyeuses fêtes!

mardi 11 octobre 2011

Un léger coup de vent


On m'a déjà dit un jour que j'avais une vie à vivre, à partir de ce moment il a été hors de question que j'en perde un seul millième de seconde.

Quelque part tentant de défier cette loi non-écrite, je me noie dans les langues, russe, allemand, et espagnol se confondant régulièrement dans ma tête, pour tenter de mettre en application la phrase d'un célèbre philosophe anonyme :

"Parler plusieurs langues, c'est vivre plusieurs vies."

L'immersion linguistique est loin, l'immersion linguistique me manque.

Et ici au Québec, un été indien coloré.

vendredi 3 juin 2011

The crazy Canadians

Le surnom des "Crazy canadians" nous suit partout où nous allons. Avec nos minuscules sacs a dos qui font environ le tiers de la taille normale, nos bâtons de bois trouvés dans le fin fond de la forêt, notre histoire folle de première journée à raconter encore et encore à chaque rencontre, et notre énergie, nous nous sommes vite créés une belle réputation de polyglottes folles et fonceuses sur le chemin! 5 langues se mêlent dans mon cerveau à présent. L'espagnol a apparu, et j'ai la chance de pratiquer mon allemand tous les jours!

Les jours se suivent avec une routine semblable, mais sont tellement tous différents les uns des autres avec de nouvelles rencontres et de beaux échanges à tous les jours.

Nous avons baisse notre moyenne de kilomètres par jour a 25-30, ce qui est normal et bien acceptable pour notre corps et nos petits pieds! On passe toute la matinée et le début d'après-midi à marcher. Ensuite arrivée à l'auberge dans le but de se poser un peu. Pourtant, le lavage, la petite bière, la sieste parfois, je perds complètement la notion du temps. Puis vient le souper, le vin rouge qui coule à flot, des discussions enflammées pellerins puis le couvre-feu à 22h (respecté environ 50% du temps pour être honnête!) 6h le réveil et Maylina qui me secoue gentiment. Le corps s'habitue plus rapidement que ce qu'on pourrait s'imaginer à se lever tôt tous les jours!

J'ai eu l'impression de vivre dans une bulle intouchable quelques jours, alors que nous suivions toujours les mêmes gens avec qui nous tissions de belles amitiés. Pourtant nous n'avons aucun contrôle sur le rythme de marche de tous et chacun et naturellement nous passons notre temps à se séparer et à se retrouver quelque 50 kilomètres plus loin.

4 jours de marche encore... un peu plus que 90 km. Et je vous reviens le plus vite possible sur nos petites anecdotes!

mercredi 25 mai 2011

Un peu trop aventureuses

"Ce chemin me décourage VRAIMENT!"
Cette phrase de Maylina est étampée dans ma mémoire à jamais. Je n'ai pas trop compris notre randonnée folle d'hier. Journée de beaucoup trop de kilomètres sans fin. Reste que c'était à notre image : intense, spontané, désorganisé!

Avec miss Calabrino et miss Ratel jamais rien n'est simple. La vie est une question d'intensité. Il était donc tout à fait normal pour nous d'effectuer le chemin du Nord dans notre pellerinage vers St-Jacques de Compostelle plutôt que le chemin le plus populaire (soit le Camino francés).

Bref, resultat apres une journee de marche de 50 km, 11h en montagne, (le double de ce qu'on prevoyait!), des centaines de vaches et des chiens menacants et aucune auberge pour pellerins en vue, nous avons pris le premier bus ce matin pour rejoindre ce fameux Camino francés.

Il y a des limites a etre aventureuses en pleine nature, en pleine montagne, sans aucune carte pour nous guider, et avec pleins de signes qui nous dirigent completement dans la direction opposee. Ca l'aura ete une bonne lecon pour nos deux personnalites spontanees!

Sur ce, nous entamons demain matin ce nouveau chemin. Nous prevoyons en moyenne 20 a 30 km par jour, donc nous devrions rejoindre Santiago de Compostella d'ici environ 11 jours.

J'adore cette ambiance saine, en pleine nature. C'est maintenant le moment de nous ressourcer!

mardi 17 mai 2011

Point final

Je quitte ma chambre, RGGU, Moscou dans une heure. 58 minutes en fait pour être exacte... 57 si je continue à vous parler de minutes... Et ça défile ainsi et me donne le vertige plus que jamais.

J'ai couru toute la journée (un peu pour faire changement!), j'ai couru jusqu'à maintenant et je cours encore, voulant dire aurevoir à tous, acheter les derniers trucs que je me suis toujours dit avoir le temps plus tard en 8 mois, écrire à toutes ces personnes qui ont touché mon coeur plus profondément que tout ce que j'aurais pu imaginé. (Ouf que c'est quétaine tout ça... mais tellement sincère!)

Tout le monde est là ce soir... on a soupé, on boit du vin pas très bon qu'on transforme en sangria pour oublier le goût, on sourit, on rit, tout comme hier et demain... Mais non en fait parce que demain je suis en Espagne. Et ça ça donne le vertige. Je vais être en choc de dépaysement dans quelques heures... de dépaysement de "où est ma chambre? où est ma coloc avec son sourire matinal? où est la cuisine si miniscule et si sale que j'AAAADOORE." 8 mois c'est assez pour se créer une vie et une routine, mais qui malheureusement doit casser d'un coup.

Je ne suis pas triste. Seulement émotive :)

Voilà, je voulais vous écrire une dernière fois de Moscou, sur le vif. Merci pour votre fidélité au cours de ces 8 mois d'intensité!

Cet environnement russophone va me manquer plus que tout ce que je peux imaginer.

Et maintenant, direction l'Espagne pour un mois!

À bientôt!

lundi 2 mai 2011

Voyager c'est aussi accepter des aurevoirs déchirants

Les amitiés se renforcissent au fil des jours et des semaines. Tant avec les étudiants étrangers, qu’avec des Russes généreux et des Arméniens complètement fous. Il faut croire que lorsqu’on voit la date fatidique arriver à grands pas, une adrénaline est alors suscitée et elle favorise des moments toujours plus intenses avec ces gens qui ont changé notre vie à leur façon.

C’est ma petite famille aux résidences et ces rencontres exceptionnelles qui vont faire que mon cœur sera en mille morceaux un certain 18 mai qui arrive trop vite à mon goût.

Un mélange d’émotions fortes se bousculent sans cesse en moi depuis quelques jours. Malgré une certaine tristesse, un vide qui se creuse, ce sont des émotions positives car elles représentent toute l’intensité de l’expérience que j’ai vécue ici depuis septembre.

Une vie en 9 mois. Une vie en soi.

Moscou, elle, restera là. Cette bulle d’amour inconditionnelle va exploser avec les départs de tous et chacun.

Je me bats contre le temps qui me file entre les mains.